Suhaib Hasan
Extrait du livre «
The Journey of the Soul ».
L’étudiant étudie beaucoup pour préparer ses examens de fin d’études ; il fait des recherches à la bibliothèque, révise ses notes, etc, d’abord et avant tout parce qu’il souhaite obtenir un diplôme universitaire qui l’aidera à avancer dans sa carrière.
L’homme d’affaires investit énormément de temps, d’énergie et d’argent dans son entreprise commerciale dans l’espoir de faire des profits substantiels par la suite.
Le fermier laboure son champ, l’ensemence, l’arrose et s’en occupe régulièrement dans l’espoir d’obtenir une bonne récolte.
Ces gens savent tous que le succès ne leur est pas servi sur un plateau d’argent et qu’il ne s’obtient que par un travail acharné et au bout de nombreux efforts. L’homme, dans la vie, fait un certain nombre de choses dans l’espoir d’obtenir certains résultats, et il évite certaines autres choses pour ne pas avoir à subir leurs conséquences négatives. Un adulte ne mettra pas sa main dans le feu car il sait que le feu brûle ; mais un jeune enfant est plus susceptible de le faire car il ne connaît pas les conséquences de ce geste. La croyance et la connaissance les plus importantes qui doivent dicter nos actions sont le fait de croire en l’existence d’Allah, le Tout-Puissant, de croire qu’Il est le Créateur et Celui qui pourvoie à nos besoins et que nul ne peut nous faire du bien ou nous nuire sans Sa permission. Si le Iman (foi) d’une personne en Allah est fort et inébranlable, cette personne sera capable de diriger toute son adoration et sa soumission envers Allah et ne craindra aucunement les fausses déités ou le pouvoir des hommes.
Il y a matière à réflexion dans la rencontre qui eut lieu entre les magiciens de Pharaon et le prophète Mousa (Moïse), telle que décrite dans le Coran. Avant de rencontrer le prophète, ils prièrent Pharaon pour qu’il leur accorde une bonne récompense si jamais ils arrivaient à vaincre Mousa dans un duel de magie.
« Et les magiciens vinrent à Pharaon en disant : « Bien sûr, nous recevrons une bonne récompense si nous sommes les vainqueurs ! » (Coran, 7:113)
Pharaon accepta leur demande et leur promit non seulement une récompense, mais aussi d’importantes positions à la cour. Lorsque la confrontation avec Mousa débuta, les magiciens réalisèrent très vite que leur présentation n’était que simple magie alors que celle de Mousa était des plus extraordinaires, et que ce que faisait apparaître Mousa relevait de pouvoirs bien plus puissants que ceux d’un être humain. Ils furent si impressionnés par les miracles de Mousa qu’ils tombèrent prosternés en disant :
« Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse. » (Coran, 20:70)
Pharaon, complètement sidéré par leur profession de foi en Allah, s’écria :
« Avez-vous cru en lui avant que je ne vous y autorise ? (…) Je vous ferai sûrement couper mains et jambes opposées, et vous ferai crucifier aux troncs des palmiers, et vous saurez, avec certitude, qui de nous est plus fort et donne le châtiment le plus sévère et le plus durable. » (Coran, 20:71)
Mais ces menaces n’effrayèrent pas le moindrement les magiciens. Ces hommes, qui venaient tout juste de supplier Pharaon de leur donner plus d’or, étaient maintenant si imprégnés de leur foi en Allah qu’ils ne craignaient plus rien. C’est pourquoi ils lui répondirent, sans hésiter :
« Par Celui qui nous a créés, dirent-ils, jamais nous ne te préférerons à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie. Nous croyons en notre Seigneur, afin qu’Il nous pardonne nos fautes ainsi que la magie à laquelle tu nous as contraints. Et Allah est meilleur et éternel. » (Coran, 20:72-3)