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L’obligation du musulman envers les non-musulmans

Sheikh ‘Abd al-‘Aziz ibn Baaz
Question : Quelles sont les obligations du musulman envers les non-musulmans en ce a trait aux différents types d’échanges sociaux avec eux ainsi qu’à leurs fêtes et festivals ?

Réponse: Les obligations et responsabilités du musulman envers les non-musulmans sont nombreuses et incluent celles-ci :

D’abord, il doit les inviter à l’islam. Il doit faire de son mieux pour leur prêcher l’islam et leur expliquer clairement en quoi il consiste, s’il possède les connaissances requises, bien entendu. C’est là la plus grande et la meilleure de toutes les bonnes actions qu’il puisse accomplir envers les gens qui l’entourent, qu’ils soient chrétiens, juifs, ou d’autres types de mécréants. À ce sujet, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Celui qui guide une personne vers le bien recevra la même récompense que cette personne [pour le bien qui sera fait]. » (Mouslim). Il a également dit à ‘Ali, lorsqu’il l’a envoyé à Khaibar pour y rencontrer des juifs et les inviter à l’islam : « Par Allah ! Si Allah guide une seule personne par ton intermédiaire, cela est meilleur pour toi que les meilleures races de chameaux. » (Boukhari, Mouslim). Le prophète Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a également dit : « Quiconque invite à l’islam recevra une récompense similaire à celle de celui qui aura répondu à son invitation, sans que la récompense de l’un ou de l’autre ne soit en rien diminuée. » (Mouslim, Ahmad, Abou Daoud, an-Nasa’i, at-Tirmidhi, Ibn Maajah). Les inviter au droit chemin, leur faire connaître l’islam et les conseiller à ce sujet est l’une des actions les plus importantes qu’un musulman puisse accomplir et c’est l’un des meilleurs moyens de se rapprocher d’Allah.

Ensuite, le musulman ne doit jamais léser un non-musulman et porter atteinte à sa vie, à ses biens ou à son honneur, surtout si le non-musulman est citoyen d’un pays musulman ou s’il a conclu un traité de paix quelconque. Il doit toujours respecter ses droits. Il ne doit jamais le voler, le tromper ou l’escroquer. Il ne doit jamais lui porter atteinte physiquement, c’est-à-dire le battre ou le tuer. La protection que le non-musulman vivant en pays islamique reçoit de l’État lui garantit une sécurité contre ce genre de choses.

Troisièmement, rien n’interdit la vente, l’achat, la location ou tout autre genre de transactions commerciales avec eux. Il a été rapporté, dans une narration authentique, que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) achetait certaines choses chez les mécréants polythéistes. Il achetait également chez les juifs. En fait, au moment où le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a rendu l’âme, son bouclier était toujours chez un juif où il l’avait déposé en garantie en échange de nourriture pour sa famille.

Quatrièmement, le musulman ne doit pas saluer le mécréant le premier avec la salutation de paix. Cependant, il doit répondre à ses salutations. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Ne saluez pas les juifs et les chrétiens les premiers avec le salam. » (Mouslim). Il a également dit : « Si les Gens du Livre vous saluent avec la salutation de paix, alors répondez « wa ‘alaikoum » (vous de même). » (Boukhari). Un musulman, donc, ne salue pas un non-musulman le premier. Mais lorsqu’un juif, un chrétien ou un autre type de mécréant le salue, il répond « Vous de même », comme le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) le lui a ordonné. Il s’agit là d’une règle de conduite entre musulmans et non-musulmans.

Le musulman doit également être amical avec ses voisins non-musulmans. Si son voisin est bon avec lui, il ne lui cause aucun tort et il peut même faire preuve de charité à son égard s’il est pauvre, ou lui offrir de petits cadeaux s’il est riche. Il peut également lui donner des conseils sur ce qui peut lui être bénéfique. Tout cela peut amener le voisin à vouloir en savoir plus sur l’islam ou même à devenir lui-même musulman. Les voisins ont des droits très importants sur nous. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « L’Ange Gabriel m’a tant prévenu concernant le voisin que j’ai cru qu’il finirait par l’inclure dans l’héritage. » (Boukhari, Mouslim). Et Allah dit, dans le Coran : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les gens équitables. » (Coran, 60:8)

Dans un hadith authentique, Asma bint Abou Bakr rapporte que sa mère, qui était polythéiste, vint lui rendre visite et lui demanda son aide pour une affaire (cela se passait à l’époque du traité de paix entre le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et les mécréants). Alors elle alla voir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) pour le consulter à ce sujet et il lui dit de ne point rompre les liens de parenté avec sa mère et d’être bonne envers elle.

Enfin, le musulman ne doit en aucun cas participer aux fêtes et festivals des mécréants, ni même les féliciter en ces occasions. Cependant, il est bien qu’il offre ses condoléances lors du décès de l’un d’entre eux s’il juge bon de le faire. Il peut leur dire, par exemple, « je vous offre mes sympathies» ou une autre phrase similaire. Il n’a pas le droit de dire, en parlant du défunt, « Qu’Allah lui pardonne » ou « Qu’Allah lui fasse miséricorde », si le défunt en question était un mécréant (voir Coran, 9:13), car il n’est pas permis de prier pour un mécréant mort. Il peut, cependant, prier pour ceux qui sont vivants et demander à Allah de les guider sur le droit chemin.

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